Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Si ce dicton dit vrai... Tu devrais m'oublier. Tu verras, la vie seras plus agréable. Libre de pouvoir être tranquille. Libre de n'avoir personne en dépendance de soi-même. Tu n'ais pas d'accord avec ces propos et je le sais. Mais ma pensée est différente de la tienne. « Sommes nous des opposés ? » Je ne pense pas. Je n'irais pas jusqu'à dire que nous sommes complémentaires, enfin pour ma part tu me complètes. Tu es ce que j'aurai aimé être. Tu as ce que je ne possède pas et ce que je ne possèderai certainement jamais. Je ne suis pas une fille gentille, m'a t'ont dit ce soir. Pourtant je ne pense pas être méchante. Peut être que cette personne voulait dire mauvaise. Je suis une mauvaise fille. Peut importe. De tout façon, je ne me connais pas. Cette adolescente trop adulte, ou cet adulte trop enfant que je croise et vois dans les miroirs et qui me suis partout où je vais... Est-ce vraiment moi ? Je suis très fatiguée de penser en se moment. Pourtant, dans un élan de masochisme, je médite et je pense à un tas de choses, m'obligeant à mettre continuellement de l'ordre dans ces pensées plus ou moins importantes, plus ou moins bouleversantes. Je ne veux pas que tu penses que je change. Je suis peut être entrain de construire un mur pour protéger les gens que j'aime. Je te protège, toi la première. Mon attitude froide d'aujourd'hui contraste avec l'attitude plus proche d'hier. Tout s'explique simplement par la volonté de ne pas te faire du mal. « Peut on aimer sans détruire ? » Les « on dit que » disent non. Je ne veux pas arriver à te faire du mal, même inconsciemment. Que ca soit par une attitude, ou un fait dans l'avenir. Je ne pourrais plus me regarder en face, ni même de profil d'ailleurs. Oui, j'insère un peu d'humour, pas drôle certes, mais humour quand même. Je n'ai pourtant pas envie de rire ou plutôt le rire véritablement me manque. Je pense à demain, que va-t-on devenir ? Va-t-on prendre notre route chacune de notre côté? Plutôt mourir que de te laisser. Je continuerai à t'harceler (revoilà la gamine égoïste que tu connais). Te perdre de vue, fera très certainement mourir une part de moi-même. J'opterai pour un suicide partiel. Hors le suicide est interdit entre nous, non ? Je suis une fille réellement ignorante, je te pose une question dont tu m'évoques le réponse tout les jours... Pauvre de vous, humains, d'avoir un être de mon espèce dans votre quotidien. Cependant toute personne peut être en contradiction avec une autre. De même qu'une personne peut avoir un véritable dilemme intérieur. Je m'égare surement. Il est tard, et je ne pourrai citer l'heure. Le noir a envahi l'espace dans lequel je suis, et la vision des aiguilles met alors impossible. Quel être incapable! Je suis étourdie par l'envie de dormir, si cela peut être une information. Je suis encore devenue la fille qui écrit, celle qui ne me correspond pas. « Est-ce mon double ? La manifestation de ma skizophrénie ?» Mais bon, quand ne nous pouvons pas parler, c'est les mots étalés sur une feuille qui prennent la parole. A ce stade mes doigts se crispent, mes yeux se collent, mon corps est faible. C'est le sommeil qui me ronge. Il m'arrache d'où je suis pour me donner la chance de te voir demain.